Les Quais, ici ou ailleurs

«Là où les Cultures

s'assemblent»

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21 Mai 2015 - 20h00

Concert

Lâcher prise- s’arrêter un instant- respirer à fond. Ce sont les choses les plus simples qui semblent soudain les plus difficiles. Et c’est dans cette prétendue banalité des choses que réside le danger de se perdre dans leur côté superficiel et de s’oublier, tout simplement.

Alors, même une artiste aussi réfléchie et reconnue que Y’akoto n’est pas à l’abri de ce risque-là. Surtout que ces deux dernières années, sa vie a vraiment été formidable, tellement excitante et si riche en expériences toutes plus incroyables les unes que les autres qu’il est facile d’en oublier les petites choses de la vie. Après tout, son premier album « Babyblues » a fait un triomphe. Il a remporté un énorme succès en Allemagne, est sorti par-delà les frontières, en France, en Pologne, en Autriche avant d’être lancé tout récemment à la conquête des Etats-Unis. D’ailleurs, le titre « Diamonds » de Y’akoto fait partie de la musique du dernier film du réalisateur Steve Pink « About the last night ». Un autre titre de l’album « Without you » est un vrai tube en Italie. La presse spécialisée a ainsi plébiscité Y’akoto comme un nouvel héritage musical de Billie Holiday et de Nina Simone. Sans doute parce que la jeune artiste a su, dans un mélange de folk, de pop, de soul et d’afro, donner le jour à un nouveau genre, celui de la Soul Seeking Music. Et puis, c’est sans parler des innombrables spectacles qu’elle a donnés en compagnie d’artistes aussi chevronnées qu’Erykah Badu, Nneka, Asa ou Joy Denalane, ou encore de sa première propre tournée qui l’a menée, non pas seulement à travers toute l’Allemagne mais au-delà des frontières, jusqu’à Paris, Bruxelles, Amsterdam et Vienne.



Y’akoto a évolué; pas seulement sur le plan musical mais aussi sur le plan humain. Alors si son premier album accordait la priorité à la colère, la tristesse, la bravade ou le cynisme, son attitude je m’en foutisme s’est transformée sur „Moody Blues“ en un besoin impérieux de changements; la crainte de blessures émotionnelles a disparu au profit d‘une vraie préoccupation des besoins de ses semblables et sa tendance au centrisme a cédé la place à un intérêt sincère pour les problèmes du monde. « En me confrontant aux autres, j’ai appris beaucoup sur moi-même. C’est vrai qu’on peut être toute sa vie seul dans sa tête mais j’ai réalisé que ça pouvait être aussi formidable de se retrouver dans une dépendance bienveillante avec les autres, même si du coup, on devient plus vulnérable ».



« Lors de mes concerts, il y a des gens qui sont venus me voir pour me dire combien mes chansons comptaient pour eux » avoue-t-elle avec émotion; « C’est à ce moment-là que je me suis vraiment rendue compte à quel point ma musique était importante à leurs yeux; ce que je dis, ce que j’écris. C’est comme un volcan qui explose en moi tout à coup. Comme un volcan de la connaissance ».

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